Le premier projet de l’année était de répondre à un des thèmes proposés, j’ai donc décidé d’orienter mon court métrage sur le thème “Un jour sans technologie” !

L’équipe

Julie SETZEKORN

Iris – Réalisatrice – Cadreuse – Monteuse

Mathys THIEFFINE

Ami d’Iris – Cadreur

Julien CLAVIER

Ami d’Iris

Sheriff GHALI

Inconnu du musée

PITCH

Que reste-t-il quand nos écrans disparaissent ? Privée de ses écrans, Iris, une jeune femme doit affronter une semaine hors connexion. Entre frustrations et découvertes, ce voyage imposé devient une quête inattendue pour retrouver le goût de la vraie vie.

Intention

Avec Mode Avion, mon objectif était de questionner notre rapport aux écrans et à la dépendance numérique. Le film met en lumière cette tentation de rester enfermé dans le monde virtuel, au point d’en oublier le monde réel et les instants précieux qu’il offre.

J’ai voulu raconter à travers le personnage d’Iris, l’expérience d’une jeune femme privée de ses technologies qui découvre peu à peu le goût des moments simples et réels. Ce projet me tenait à cœur car il est important d’apprendre à décrocher mais aussi d’apprécier l’instant présent et les personnes qui nous entourent avant qu’il ne soit trop tard.

préparation

Au début, je dois avouer que je ne savais pas trop où j’allais… La contrainte de temps me bloquait un peu et je cherchais encore mon fil conducteur, mais à force de brainstorming et d’écrire, tout a fini par prendre forme !

C’est là qu’Iris est née : une jeune fille introvertie, angoissée, qui se réfugie dans le numérique pour éviter le monde extérieur. Elle préfère rester dans sa bulle mais elle est capable de s’adapter. J’aimais l’idée qu’au départ, son seul objectif soit de retrouver ses technologies, son petit confort mais plus on avance, plus elle découvrir qu’elle veut surtout être plus heureuse, profiter des moments simples et que c’est possible loin des écrans.

Très vite, le ton s’est imposé, je voulais quelque chose de sérieux et introspectif. C’est pour ça que j’ai choisi le journal intime comme fil rouge. Cela nous permet de nous plonger dans ses pensées. Côté visuel, j’ai aussi imaginé des couleurs sombres au début qui s’éclaircissent au fil de son évolution.

Ensuite, il y a eu toute la construction dramatique : les scènes de rejet, l’ennui, la crise d’angoisse et enfin la décision finale où elle se libère de toute l’emprise numérique. La bande-son a joué un rôle essentiel ! Je voulais qu’elle suive ses émotions et qu’elle renforce ce qu’on ressent avec elle. Pour finir, j’ai eu envie d’ajouter un montage de photos et de vidéos de moments heureux de ma vie, des instants qui montrent que si on reste trop enfermé dans le virtuel on passe à côté de tout ça.

Bien sûr, tout ça demandait de l’organisation : j’ai donc établi un planning précis de la pré-production à la post-production pour être sûre de respecter les deadlines et de garder le cap jusqu’au bout !

tournage & montage

Nous avions environ une semaine pour filmer tous les rushs. J’ai commencé par les scènes que je pouvais tourner seule chez moi : d’abord dans le salon, puis dans la chambre, sans oublier les différentes activités et les plans de fin. Ensuite, j’ai filmé la scène avec Sheriff, qui joue l’inconnu au Musée d’Orsay. Dans la même semaine, j’ai aussi tourné la partie de cartes avec mes amis à l’école, la scène du rejet et enfin la scène de la convocation du gouvernement grâce à l’aide de Mathys et Julien.

Une fois le tournage terminé, place au dérushage ! J’ai d’abord utilisé After Effects pour travailler sur certains effets : changer le fond vert afin d’intégrer le générique d’actualité sur la télévision au début et pour faire disparaître le téléphone lors de la convocation du gouvernement. Ensuite, j’ai transféré le tout sur Premiere Pro pour assembler mes rushs, caler la musique et donner un rythme cohérent à l’ensemble. Enfin, pour conclure, j’ai monté la séquence finale de mes vidéos et photos sur CapCut, en faisant un montage dynamique afin d’apporter une touche plus personnelle et émotionnelle.